Proposer son GPU à la location, c’est laisser quelqu’un exécuter son propre code sur votre ordinateur — c’est tout le principe. La vraie question est donc : jusqu’où ce code peut-il aller ? Voici comment RentGPUPower le tient à l’écart, ce qui reste entre vos mains, et les compromis qui demeurent.
Où tourne le code d’un locataire
L’application RentGPUPower exécute chaque location dans un conteneur Docker : un bac à sable qui a ses propres fichiers, ses propres processus et son propre réseau. De l’intérieur, un locataire :
- ne voit pas vos fichiers. Le conteneur a son propre espace de travail, et rien de ce qui vous appartient n’y est placé.
- ne peut pas s’octroyer de privilèges. Les conteneurs démarrent avec l’option « no new privileges » : rien à l’intérieur ne peut obtenir plus de droits qu’au départ. Les sockets réseau bruts sont retirés, si bien qu’il ne peut pas falsifier de trafic sur votre réseau.
- est séparé des autres locataires. Chaque location a son propre réseau : deux personnes qui louent deux cartes d’une même machine ne peuvent pas s’atteindre.
- ne voit que le GPU que vous proposez — ou tous, si vous proposez la machine entière.
- travaille sous plafonds : mémoire (sans swap), processeur et nombre de processus.
- ne peut pas remplir votre disque. Un seuil de disque arrête le travail du locataire avant que votre espace libre ne s’épuise, et refuse — ou interrompt — le téléchargement d’une image Docker qui le franchirait.
Rien n’est ouvert sur votre box non plus : les locataires atteignent leur conteneur via RentGPUPower, par la connexion sortante de votre machine. À la fin d’une location, son conteneur et ses fichiers sont supprimés.
Ce qui reste entre vos mains
- Mettre en pause ou arrêter à tout moment. La pause masque votre annonce : personne de nouveau ne peut la réserver, et une location en cours va jusqu’à son terme. Vous déconnecter arrête une location en cours : vous êtes payé pour le temps fourni, et le locataire récupère le reste.
- La façon dont la machine gagne : locations uniquement, API du cluster uniquement, ou les deux.
- Votre prix, pour chaque location réservée à partir de là.
- Une annonce fidèle. L’application détecte elle-même le matériel : l’annonce correspond toujours à la machine, et les locataires obtiennent la carte, la mémoire et le processeur annoncés.
L’argent et votre compte
- Séquestre. Les locataires paient avant le début de la location. L’argent est conservé et vous est versé au fur et à mesure que votre machine fournit le service : vous ne courez jamais après un paiement.
- Notes de fiabilité. Chaque annonce affiche son historique réel de disponibilité : les hôtes qui restent en ligne se démarquent.
- Validation en deux étapes. Protégez votre compte — et vos gains — avec un code d’application d’authentification à la connexion.
Les vrais compromis
- Votre connexion internet et votre électricité servent pendant la location : les locataires téléchargent des modèles et des données, et la carte travaille dur.
- Sans le bac à sable Docker, une machine peut tout de même être louée, mais uniquement avec un avertissement sur son annonce, car le code du locataire tourne alors directement sur votre ordinateur. C’est acceptable pour une machine dédiée, pas pour le PC qui contient toute votre vie. L’API du cluster n’envoie du travail qu’aux machines équipées du bac à sable.
- Un conteneur est un mur solide, pas un mur magique. Gardez votre système et Docker à jour, comme vous le feriez de toute façon.
Conseils pratiques
- Utilisez un compte utilisateur à part pour la mise en location sous Windows ou macOS, si vous le souhaitez : vos fichiers personnels restent alors sous un autre utilisateur.
- Gardez l’application à jour. Elle se met à jour toute seule tant qu’elle est ouverte — jamais pendant une location — et vérifie chaque nouvelle version avec sa signature publiée avant de l’utiliser.
- Empêchez la mise en veille pendant la mise en location — l’application a un réglage pour cela —, pour que la veille n’interrompe pas une location.
Vous débutez ? Gagner de l’argent avec sa carte graphique détaille les prix et les versements, et le modèle de sécurité donne les détails techniques.
Questions fréquentes
Un locataire peut-il voir mes fichiers ou mes photos ?
Non. Son code tourne dans un conteneur Docker qui a son propre espace de travail, et vos fichiers n’y sont jamais placés.
Faut-il ouvrir un port sur ma box ?
Non. Les locataires atteignent leur conteneur via RentGPUPower, par la connexion sortante de votre machine. Rien n’est à ouvrir sur votre box.
Et si j’ai besoin de mon PC tout de suite ?
Mettez l’annonce en pause pour que personne de nouveau ne puisse la réserver. Si une location est en cours et que vous ne pouvez pas attendre, déconnectez-vous : vous êtes payé pour le temps fourni, le locataire récupère le reste, et votre note de fiabilité garde la trace de l’interruption.
Les locataires peuvent-ils remplir mon disque ?
Non. Le seuil de disque arrête leur travail avant que votre espace libre ne s’épuise et refuse les téléchargements d’images qui le franchiraient ; les fichiers d’une location sont supprimés à sa fin.
